MademoiselleCherie est en quelque sorte née avec moi, j‘ai le sentiment de toujours avoir eu ce côté-là. Cependant j’ai commencé à poser en tant que MademoiselleCherie en septembre 2007.
Au début c’est une quête de l’hyperféminité qui animait l’ensemble de mes séances photos, que ce soit au travers des univers gothiques, de photos de pin-up assez peu maitrisées ou sur des shoots lingerie traditionnels. Je préférais les cheveux longs, les talons hauts, la peau pâle et délicate, les corsets.
Assez rapidement c’est l’univers fétichiste qui s’est imposé, avec ses stylismes affolants, ses talons graphiques, ses corsets (encore…). Plus que tout c’est le rapport des fétichistes aux accessoires qui les affole qui m’a ému. La façon qu’ils ont d’assumer cet attachement sexuel, de ne pas nier l’irrationnel dans leur démarche. D’aimer leur fétichisme parce qu’il peut à lui tout seul rendre leur vie magique.
Naviguer dans cet univers m’a permis de m‘avouer mon côté obsessionnelle de la fringue et m’a fait découvrir mon grand amour pour le latex, une matière vivante aux couleurs vibrantes, bien trop méconnue du grand public.
A l’époque ma garde robe était skyzophrène avec des tenues « de modèle » et des tenues « pour moi »
Et puis un retour aux pin-up, cette fois-ci plus aboutis, la découverte du burlesque, la préparation de mon premier numéro sur scène la recherche d’une passerelle entre latex et nylon, dans un univers de bas, de talons hauts, de corsets (encore…), d’artifices et de paillettes, sous lesquelles les femmes sont vraies.
Ma garde robe et moi allons mieux. Il n’y a plus que des choses « pour moi ». Etonnement la section dédiée au latex et au vintage n’en a pas moins continué sa croissance.
Aujourd’hui MademoiselleCherie et moi avons 22 ans. On commence tout juste à vraiment se connaitre. Je ne sais pas ce qu’il arrivera ensuite mais ce que je peux vous dire c’est qu’on s’aime bien.